C’est un défi au quotidien,un challenge : mon engagement. Depuis longtemps déjà, je pars du principe que « tout est dans tout », que « toi, tu es moi » et inversement. Depuis longtemps déjà, je me dis : « Qui suis-je, moi pour juger l’autre, les autres ? ». Les juger serait me juger ! Condamner serait condamner une part de moi, et ainsi de suite….

Tout ce à quoi je pense, ce que je dis ou ce que je fais à une autre personne me renvoie le reflet de ce que je pense à mon sujet. L’injure à l’égard des autres indique mes propres sentiments de honte et de rejet émotionnel.

Les événements continuent de m’interpeler, de nous interpeler. Je me pose la question : « A mon niveau (aussi petit soit-il), que puis-je faire ? », « Comment puis-je œuvrer comme artisan de paix ? ».

La honte, le sentiment de rejet, le désir de vengeance, la colère, la rage, la jalousie, la tristesse, l’impuissance,… sont des manifestations de l’enfant blessé qui vit en moi et qui ne se sent pas aimable. A moi d’apprendre à embrasser la petite fille en moi, à ôter mon masque d’adulte (ou de supériorité) et laisser la petite fille parler, s’exprimer. Prendre le temps de l’écouter, se faire aider par un(e) thérapeute ou autres techniques. C’est là que commence l’œuvre de l’amour et de l’acceptation, que le pardon prend ses racines. Le pardon agit comme un projecteur de lumière au fond de ces lieux sombres et secrets de soi et de la société. Il dit à ma propre culpabilité et à ma peur : « Sortez de là et laissez-vous voir ! J’ai besoin de vous comprendre ». Le processus de guérison peut alors se mettre en route. Espoir, acceptation et amour : ce sont les outils des bâtisseurs de paix. D’abord pour moi, m’aider moi-même et ensuite, cette énergie se diffuse autour de moi, tant dans mes pensées, mes paroles, que dans mes actes.

J’avoue que ce n’est aisé, confortable tous les jours. Certains jours, je baisse les bras, je perds la foi, je me désengage,… j’ai un genou à terre. Souvent, cela arrive parce que je fonce tête baissée, que je suis/me mets dans un sentiment d’urgence, « comme si » je n’avais pas le choix. C’est une erreur, j’ai le choix : le choix de ce que je pense, de ce que je dis et de ce que je fais. Alors, je me pose et prends le temps d’observer ce qui se passe, faire le vide et me connecter à mes ressentis. Une fois le calme intérieur revenu, en pleine conscience, mon choix est de redémarrer et grâce à une discipline quotidienne : soin de mon corps (ex : repos, bien manger, sports, massage), de mon cœur (ex : l’amitié, l’amour, le rire), de mon âme (ex : la méditation, lectures inspirantes, le chant) et le processus se remet en route.

Pratiquer la spiritualité au quotidien et renforcer mon axe, c’est prendre soin de moi : corps, cœur et âme et le monde ira mieux. J’y crois!

Bonne route à vous les artisans de paix !

Avec amour,

Marie