Il est important de me rappeler que : tout ce que je dis ou ce que je fais à une autre personne me renvoie le reflet de ce que je pense de moi. L’injure à l’égard des autres indique mes propres sentiments de honte et de rejet émotionnel. Ce n’est pas un mystère !

Seul celui qui souffre « frappe » les autres. Et qui ne souffre pas ? Qui n’a pas été blessé dans l’enfance ? De mon côté, c’était un père absent, une mère pas affectueuse envers moi et un environnement où il n’y avait aucune sécurité. J’ai développé un système de surcompensation, en mode survie et tout est devenu lutte … Souvent agressive parce que me sentant agressée par les autres, par la vie … Heureusement, je n’ai pas basculé dans quelque chose de plus dur/grave (drogue, violence, vol, …) et aujourd’hui, cela s’est arrêté. Je suis plus apaisée, en harmonie/douceur. Grâce à une meilleure connaissance de moi (>ATM : « Qui je suis ») et des années de « travail » thérapeutique personnel (de différentes sortes), vers un éveil à ma responsabilité envers moi et envers les autres. Parfois, je me mets dans la peau de certaines personnes (criminel, terroriste,…) : ferais-je mieux ? Honnêtement, je ne sais pas… Pour moi, derrière ces rudes façades se trouvent une souffrance et un jugement de soi accablants. C’est là que commence le chemin de l’amour et de l’acceptation : je vois le petit enfant, celui qui ne se sent pas aimé/accepté, celui qui ne trouve pas sa place. L’idée n’est pas de nier/repousser/juger. Je reconnais qu’il y a en moi (comme en chacun d’entre nous) des formes/parts de cette violence. Ma responsabilité est de les regarder en face : « Sortez de l’ombre, j’ai besoin de vous comprendre ! ». Je pourrai, dès lors, regarder ma souffrance/violence/agressivité, l’accueillir comme on accueille un enfant blessé et m’en occuper : mettre de la lumière, l’aimer. C’est œuvrer comme un bâtisseur de paix, ceci est servir : en donnant aux autres, je me donne à moi-même et je rayonne vers les autres.

Reconnaître mes blessures est le 1er pas dans le processus de guérison. Puis viennent les émotions : peurs, colère, tristesse, désarroi, culpabilité, sentiment d’injustice,… C’est dur mais cela doit être fait (au mieux, se faire accompagner). Ensuite, arrêter de me punir de n’être pas assez « bien ». Mon sentiment de rejet ne sera plus nourrit… Mettre en lumière toutes mes parts d’ombre, arrêter de les nourrir, ici c’est un travail de réhabilitation/d’intégration. Plus de pensées taboues ! J’arrive alors à assumer la responsabilité de mes pensées que j’entretiens et les effets de ces pensées. Ma puissance intérieure et ma confiance/estime de moi commencent à s’installer et je réalise que j’ai le choix de mes pensées, donc de ce que je dis et de ce que j’en fais.

Les semences de toutes mes actions se trouvent dans mes pensées. Ce qui commence en tant que pensée devient rapidement parole. Ce qui devient parole devient rapidement action.

Le choix est la clé. Quelle libération !

De la théorie à la pratique :

Un penchant naturel, spontané, chaleureux qui porte deux personnes l’une vers l’autre : c’est de la sympathie. Moi, j’aime parler d’AMOURITIE. Elle se situe dans l’équilibre entre l’amitié et l’amour et emprunte même un peu des 2 pour exister. C’est un sentiment harmonieux qui n’engage en rien et qui permet de manifester de la bienveillance, de la chaleur humaine et de l’affection dans les échanges.

Avoir de la sympathie pour quelqu’un s’apparente à l’estime et s’enveloppe de douceur quand je donne cette l’énergie positive. Une énergie enrobante et souvent spontanée. Pour certains, trouver une personne sympathique signifiera : « Je lui trouve des qualités humaines ». Elle est donc directement liée au cœur et c’est pour cela que j’aime l’appeler : amouritié…♥

A contrario, trouver une personne peu sympathique est une personne avec qui, très rapidement, j’ai l’intuition que les cœurs ne s’accorderont pas, resteront sourds l’un à l’autre. Il s’agit peut-être d’une absence d’attraction ou un manque de reconnaissance réciproque. La sympathie/amouritié ne consiste pas à éprouver le même état que l’autre (=mimétisme) mais à comprendre l’état de l’autre. C’est une forme de compréhension, une intelligence du sentiment et non une participation. Elle suppose la bienveillance, l’écoute et l’égalité (donner/recevoir) et proscrit la pitié.

Comment devenir plus sympathique ? Réalisez les qualités qui vous plaisent le plus chez quelques-uns de vos amis. Choisissez une qualité que vous aimeriez développer un peu chez vous à partir d’aujourd’hui… (>ATM « Amour et moi »)

« Quelquefois, il y a des sympathies si réelles que, se rencontrant pour la première fois, on semble se retrouver » Alfred de Musset