Lorsqu’il y a blessure, que je me sens agressée par les actes/paroles de quelqu’un, j’ai 3 solutions « primaires » : la fuite, la colère ou le figement. J’ai remarqué qu’une fois passées ces 3 possibilités, le temps et l’énergie de l’amour/le pardon (vous appelez ça comme vous voulez) arrangent tout. L’énergie de l’amour défait le blocage du temps sur la blessure. Lorsqu’il n’y a pas de temps, il n’y a pas de blessure.

Je prends un instant de pose, histoire de me dégager de l’évènement : le temps fait paraître la blessure réelle. Il fait paraître réels tous les changements qui se produisent dans ma vie. Si je me mets « hors du temps » pour un seul instant, il n’y a ni passé, ni futur, ni identité à défendre… Il n’existe que le moment de pure existence, de non-séparation, de non-jugement.

Ce moment, je l’habite continuellement et je ne m’en rends pas toujours compte. On m’a fait croire que pour accéder à ce moment/ce paradis, je devrais être « gentille », « bonne », … C’est faux ! Ici et maintenant, tout est correct, tout va pour le mieux, mais pas dans un futur lointain ou par un quelconque acte de courage de ma part. Tout est parfait maintenant, sans nécessiter que je répare quoi que ce soit. Chaque fois que je pense être dans l’erreur ou que quelqu’un est dans l’erreur, j’essaye de me dégager de cette pensée : pour ne pas déclencher le processus de culpabilité et pour regarder en face les choses que j’aimerais condamner. Avoir l’humilité de reconnaître que ce qui me semble incorrecte, me montre ce qui n’est pas correct en moi.

Laissez le temps et l’énergie de l’amour s’occuper de ma culpabilité, de ma honte… Je vois ce que je choisis de voir, ma perception est un choix. Et lorsque je cesserai d’imposer mes significations sur ce que je vis/vois, mes yeux spirituels vont s’ouvrir et je verrais un monde libre du jugement et brillant de son infinie beauté. C’est cela la création consciente : comprendre comment je crée mon monde. Si je n’étais pas « tombé » de la grâce, je n’aurais pas fait l’expérience de voyager et d’être un co-créateur de lumière. Mon voyage à travers mon ombre me laisse (une fois reposée ;-)) inondée de lumière et dans la joie pure. Autour de moi, je reconnais ceux qui ont fait eux-mêmes ce voyage quand ensemble nous versons des larmes de bonheur, une fois revenus « à la maison ».

Avec amour,

Marie