Je ne peux m’empêcher de faire des plans… Je sais pertinemment bien que tout besoin de penser au moment qui suivra entretient ma peur, les peurs et me rattache au passé… Je le reconnais. Dans ces moments-là, j’ai grand besoin également de compassion pour moi-même. Ma plus grande responsabilité est de m’aimer et d’être aimable avec moi-même en tout temps. (> Atelier Magique « L’Amour et Moi » – 16/07). Donc : « ne pas me condamner si je ne peux pas m’empêcher de faire des plans ».

L’idée est de surveiller mes plans et ce qu’il advient d’eux. Que se passe t’il lorsque je suis incapable d’abandonner un plan ? Plan : ami ou ennemi ? Ou résultat de manque, de mon attachement au passé ?

Quand je dois faire des plans, autant les faire consciemment, les surveiller avec plus de conscience. Observer si la structure externe que je crée dans ma vie correspond toujours à ma réalité interne, voir si je ne me compromets pas… A mesure de mon observation, je vois que peu de choses restent les mêmes et beaucoup se transforment. La nature de l’esprit, des sentiments, des pensées  est changeante. Mon but est de reconnaître ce qui est éternel et ce qui ne l’est pas. Ce qui est éternel devient la fondation de « qui je suis », ce qui est temporel va être abandonné peu à peu (> Atelier magique  » Qui je suis  » – 09/07). C’est parfois déroutant/déstabilisant/émotionnant/désespérant de découvrir la temporalité de l’esprit. Et peut créer un « mal être ». Pour m’apaiser : j’essaye de rester « présent » au flux et reflux de mes pensées/sentiments, sans juger. M’aimer… Cette expérience me conduit au-delà de mes limites (qui semblent pourtant réelles). Au-delà de la souffrance venue de ce « mal être »…

Tout ce processus est un mécanisme d’apprentissage, d’éveil pour me faire prendre conscience de ma propre trahison/abus, auto-sabotage. Arrêter de bâtir sur des terrains mouvants, des structures changeantes. Placer ma foi seulement là où elle est en sécurité, sur le lit solide de mon expérience, de « qui je suis ». Agir à partir d’un lieu de paix, non à partir d’un désir/manque.

Mes désirs vont et viennent, la paix est éternelle. Les relations/projets qui soutiennent ma joie, la paix et une constante guérison méritent mon engagement. Par « estime de moi », je ne bâtirais plus sur des terrains, rocailles inhospitalières, interactions abusives, sables mouvants séduisants…

Être bon pour moi. Personne ne peut guérir ma vie ou m’apporter une joie que je n’ai pas déjà dans mon cœur. Construire à partir de ce que j’ai, pas à partir de ce que je veux. La chaîne des désirs est sans fin. Elle m’entraîne toujours à l’écart de moi-même : piètre endroit pour construire les fondations de ma maison.

Prendre le temps. Accorder mon entière attention, mes intentions d’amour à ce qui en vaut vraiment la peine. La précipitation ne mène à rien de bon. Relation, communication dans l’authenticité, la fluidité/facilité, le respect permet à l’intimité de grandir, la cohérence s’installe. Le terrain devient plus solide et le socle « grandit » petit à petit (pas toujours comme et quand je l’aurai voulu), nourri de mon engagement, mon amour, ma constance et ma dévotion. Ce que j’aime prospère, se déploie : c’est le mouvement de la grâce dans ma vie.

Ce n’est donc pas juste une question d’abandonner mes plans mais une question de trouver ce qui est réel, ce qui est vrai, ce qui est cohérent et fiable pour moi. Si/quand je le trouve, je peux l’offrir à quelqu’un d’autre. Trouver ce qui est solide en moi et cesser de chercher la solidité chez les autres, elle ne viendra jamais de l’extérieur. Ancrer ma vie dans la vérité de mon expérimentation et  partager/rayonner.

La grâce repose sur un engagement tenace envers moi-même, un engagement qui dit non, gentiment mais fermement, à l’invitation à s’auto-trahir, à l’abus, à la victimisation, au jugement. Lorsque je réalise ma responsabilité, je me libère du passé, je rentre dans le présent avec authenticité et liberté : liberté de choisir la vie que je veux vivre et de rayonner/partager.

De la théorie à la pratique :

La pratique de techniques psycho-corporelles comme le yoga, Pilates, Bodyart,…  aide à développer la perception intuitive. Elles apprennent à se concentrer sur les sensations, à respirer, à calmer les pensées, à vivre/ressentir  « dans » son corps. Elles aident ainsi à se défaire de ce qui occulte notre intuition, ce qui est engrammé dans nos cellules et notre mental. Il y a aussi le brouillard émis par nos peurs et nos doutes, nos croyances familiales/religieuses. Dans ce cas, la respiration en pleine conscience est aussi un bon outil de libération : Inspirez et expirez en comptant les temps et en se connectant aux sensations de notre corps. Essayez que l’expire soit plus long que l’inspire. Inspirez par le nez, expirez par la bouche. Calmement… Notez vos sensations, exprimez vos peurs/doutes à haute voix. Criez au besoin. Faites le tigre 😉 RRROOOAARRRHHH

Prenez un temps pour ressentir l’apaisement et recommencez si nécessaire. Quand la paix s’installe, l’intuition peut être entendue. Ensuite : Agissez !

(> Workshop intuition – 12/06)

( > Canalisation de groupe – 14/06)

( > Facebook Live – 16/06)

(> Atelier Connecté à ma puissance au quotidien – 07/07)